Allez tous vous faire foutre.
Tous autant que vous êtes. Avec votre si faible ressemblance, votre si faible conviction. Avec vos futiles pensées, toutes aussi idiotes les unes que les autres. Vous vous croyez fort, vous vous croyez au dessus de moi (ou même de Nous). Peut-être parce que nous sommes seuls. Que nous sommes différents de vous. Piètres humains ignorants. Vous ne savez pas. Vous ne saurez jamais. Les oeillères qui voilent votre regard ne se retireront jamais. Parce qu'il est trop dur de voir. Trop dur de voir le Vrai monde. Je vous parais prétentieuse. Je ne suis à vos yeux qu'une gamine capricieuse qui se croit phylosophe. Bien à vous. Car je vous emmerde. Je me fiche de ce que vous pensez. Et je me fiche de vos vies, de vos opinions. J'ai essayé de changer. De m'adapter. Mais c'est impossible. Car je suis déjà classée, fichée. Une étiquette qui ne me quittera jamais. Car vous êtes trop bête pour admettre que changer c'est possible. A présent, je fais ce que je souhaite. Et je vous emmerde. Je vis ma vie. Avec Le Masque. Ou sans. En fonction des secondes, des minutes, des heures, des jours... Mais une chose est sûre. Il n'est plus question que j'essaie de vous ressembler. Que j'essaie de me fondre entre vous tous. Que j'essaie de vivre comme vous. Car je n'appelle pas cela vivre. Vous êtes prisonnier de vous-même, prisonnier de votre nature. Vous n'êtes que moutons dans une longue, longue file. Moutons qui n'osent pas, que ne penseraient même pas à s'écarter des autres. Des règles. C'est tellement pitoyable. J'ai pitié de vous. Je pourrais même avoir de la peine si vous ne m'obligeriez pas à être ainsi.
Restez avec votre vie inutile, avec vos règles, avec vos limites. Restez avec Eux, avec les autres. Restez comme tout le monde. Restez ainsi... Piégé.
Mais surtout ! Laissez moi vivre comme je l'entends...
Je n'ai qu'une règle : Survivre.
Je n'ai qu'une limite : Mes choix.
Je n'ai qu'une vie : La mienne et seulement la mienne.

